dimanche 22 avril 2018

Maria Zakharova sur la Syrie, l'Affaire Skripal et l'histoire criminelle du Royaume-Uni

Conférence de presse de de la porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova à Moscou, le 19 avril 2018

Source : Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie


Transcription :
 
Sur les 235 ans du rattachement de la péninsule de Crimée à la Russie

Aujourd'hui nous fêtons les 235 ans du rattachement de la péninsule de Crimée à la Russie. Le 19 avril 1783, l'impératrice Catherine II a publié le Manifeste sur le rattachement de la Péninsule de Crimée à la Puissance russe et la création de la Région de Tauride, gérée par le prince Grigori Potemkine qui a reçu le titre "de Tauride" pour ses efforts. 

Sur les pourparlers du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov avec l'Envoyé spécial du Secrétaire général de l'ONU pour la Syrie Staffan de Mistura

jeudi 19 avril 2018

Affaires Skripal, Litvinenko et Berezovsky : Moscou répond aux accusations de Londres en publiant des documents accablants





Déclaration du Bureau du Procureur Général de la Fédération de Russie

La campagne anti-Russe lancée par les autorités britanniques du fait de l’empoisonnement présumé de l’ancien officier de la Direction générale des renseignements Sergueï Skripal et de sa fille a suivi la démarche qui a déjà été appliquée pour accuser sans fondement la Fédération de Russie quant à la tentative d’assassinat présumée contre Boris Berezovsky à Londres durant l’été 2003 et à la mort d’Alexandre Litvinenko au Royaume-Uni en novembre 2006.

Dans ces trois affaires, les sujets des provocations étaient des personnes qui avaient été poursuivies pour des crimes graves en Russie et qui avaient critiqué à plusieurs reprises les autorités russes, ce qui donnait l’impression que celles-ci avaient un motif de les éliminer. 

Dans chacun des trois cas, on retrouve une désinformation massive et des accusations infondées selon lesquelles les services spéciaux russes auraient utilisé des substances toxiques sur le sol britannique, ce qui a été utilisé comme base pour exiger des sanctions contre la Russie.

La Syrie au Conseil de Sécurité : les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France sont des Etats voyous

Le Représentant Permanent de la Syrie auprès des Nations Unies, Bachar al-Ja’fari, a prononcé un discours devant le Conseil de sécurité de l’ONU le 14 avril 2018, après que les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont mené des frappes unilatérales contre la Syrie.

Traduction : http://sayed7asan.blogspot.fr





 

Transcription:

Merci, Monsieur le Président.

Je me félicite de la présence du Secrétaire Général aujourd’hui, en ces moments très importants de l’histoire et des travaux du Conseil de sécurité. Le Secrétaire Général, dans sa déclaration d’hier, a averti que la guerre froide était de retour. C’est parfaitement juste. Nous sommes tous d’accord avec l’exactitude de cette déclaration. Il est important de rappeler, à cette occasion, qui sont ceux qui ont relancé la philosophie de la guerre froide.

Nous nous souvenons bien sûr qu’après l’effondrement de l’ex-URSS, un livre philosophique de Francis Fukuyama a été publié ici (aux Etats-Unis), intitulé La Fin de l’Histoire. Et un autre penseur américain, Samuel Huntington, a écrit Le Choc des civilisations. Ces deux livres ont fondé le retour de la philosophie de la guerre froide. En effet, l’essentiel de ces deux livres énonçait ceci: « Peuples du monde, soit vous suivez la voie tracée par les États-Unis et vous vous soumettez à sa volonté, soit nous vous attaquons. » Comme le dit le dicton américain: « My way or the highway » (Obéis ou expose-toi à des conséquences fâcheuses). Ainsi, la philosophie et l’atmosphère de la guerre froide sont réapparues.

Les mensonges sont inutiles, Mesdames et Messieurs. Les mensonges sont vains. Ils peuvent être utiles au menteur une seule fois. Nous ne pouvons être trompés par un mensonge qu’une seule fois. Mais quand le mensonge est répété, ce mensonge est exposé comme tel et révèle le menteur aux yeux de tous.

Mon collègue, le Représentant de la France, a annoncé que leur agression, aux côtés du Royaume-Uni et des États-Unis, a été menée au nom de la communauté internationale. C’est ce qu’il a dit (en français) : « La communauté internationale. » Je me demande de quelle communauté internationale le représentant français parle. Parle-t-il d’une communauté internationale qui existe réellement? Cette communauté internationale que vous représentez a-t-elle autorisé cette agression tripartite contre mon pays? Vos trois gouvernements ont-ils reçu un mandat du Conseil de sécurité pour attaquer mon pays ?

mardi 17 avril 2018

Interview de Sergueï Lavrov par la BBC

Interview du Ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov pour l'émission Hard Talk sur la chaîne BBC, Moscou, 16 avril 2018 



Transcription :

Journaliste : Sergueï Lavrov, bienvenu à Hard Talk. La semaine dernière, le monde entier était profondément préoccupé par l'éventualité d'un conflit armé direct entre les USA et la Russie. D'après vous, dans quelle mesure avons-nous frôlé un tel scénario ?

Sergueï Lavrov : Je ne pense pas que nous ayons été très proches. Je pense que cette situation a été créée par nos collègues occidentaux qui se sont comportés de manière très irresponsable. Ils ont accusé les autorités syriennes d'avoir utilisé des armes chimiques contre la population civile et en même temps ils nous ont accusés en tant qu'alliés du gouvernement syrien. Sachant qu'ils l'ont fait sans attendre que les inspecteurs de l'OIAC visitent les lieux. En réalité, c'est au moment précis où les représentants de l'OIAC étaient prêts à se rendre du Liban en Syrie que ces frappes ont eu lieu. Comme l'ont expliqué nos militaires, le canal de liaison pour empêcher des incidents imprévus (ce qu'on appelle le ‘deconflicting’) fonctionne en permanence.

Journaliste : Donc pour être clair et éviter le jargon, ai-je bien compris que les Etats-Unis et leurs alliés vous ont préalablement informés des frappes en préparation, et vous, de votre côté, vous avez assuré que la Russie ne riposterait pas ?

BBC Interview of Russian Foreign Minister Sergey Lavrov

Foreign Minister Sergey Lavrov’s interview with BBC Hard Talk on April 16, 2018.


Transcript:

Question: The world was deeply alarmed last week by the prospect of a direct military confrontation between the United States and Russia. How close do you believe we came to that?

Sergey Lavrov: Well, I don't think that was very close. I think it was a situation created by very reckless behavior of our Western colleagues who accused the Syrian Government and us as allies of the Syrian Government in applying chemical weapons against civilians without waiting for OPCW to inspect the place. Actually, at the moment when OPCW was physically ready to move from Lebanon to Syria, they executed these strikes. As the representatives of our military explained, the deconflicting channel has been engaged all the time.

Question:   So, to be clear about that, without using jargon, the US and ally forces gave you indications of how strikes would be carried out and you gave them some indication that you would not retaliate?

Syria at the UNSC: US, UK and France are Rogue States

Syria's Permanent Representative to the United Nations Bashar al-Ja'fari's full speech at the UN Security Council on April 14, 2018, after the USA, UK and France carried out unilateral strikes against Syria.

Translation: unz.com/sayedhasan


Transcript:

Thank you Mr. President. 

I welcome the presence of the Secretary General today in these very important moments in the history and work of the Security Council. The Secretary General, in his Statement yesterday, warned that the Cold War is back. This is absolutely right. We all agree with the accuracy of this Statement. It is important to recall, at this opportunity, who are those who relaunched the philosophy of the Cold War. 

We all of course remember that following the collapse of the former USSR, a philosophic book by Francis Fukuyama was published here (in the USA), called The End of History. And another American thinker, Samuel Huntington, wrote The Clash of Civilizations. These two books founded the return of the Cold War philosophy. Indeed, the gist of these two books was as follow: “People of the world, either you follow the path of the United States and submit to its will, or we will attack you.” As goes the American saying, “My way or the highway.” Thus did the philosophy and atmosphere of the Cold War return. 

Lies are useless, ladies and gentlemen. Lies are to no avail. They can be of use to the liar just once. We can be fooled by a lie only once. But when the lie is repeated, well, this lie is exposed as such and exposes the liar.  

My colleague, the Representative of France, announced that their aggression, along with the United Kingdom and the United States, was carried out on behalf of the international community. This is what he said. “La communauté internationale.” I wonder about which international community the French Representative is speaking. Is he speaking of an international community that actually exists? Has this international community that you represent authorized this tripartite aggression against my country? Did your three governments receive a mandate from the Security Council to attack my country? 

lundi 16 avril 2018

Déclaration de la Russie à l'ONU : « L'attaque en Syrie est du hooliganisme, Washington peut mettre fin au conflit en 24 heures »

Discours du représentant permanent de la Russie auprès des Nations Unies, Vassily Nebenzia, au Conseil de sécurité de l'ONU le 14 avril 2018, suite à l'agression unilatérale de Washington, Londres et Paris contre la Syrie.



Transcription :

Merci, Monsieur le Président.

La Russie a convoqué cette réunion urgente du Conseil de Sécurité pour discuter des actions agressives des Etats-Unis et de leurs alliés contre la Syrie. C’est la cinquième réunion à ce sujet cette semaine. Le Président de la Fédération de Russie, [Vladimir] Poutine, a fait une déclaration spécifique aujourd’hui et je vais le citer.
 
« Le 14 avril, les États-Unis, appuyés par leurs alliés, ont lancé une frappe aérienne contre des cibles militaires et civiles de la République Arabe Syrienne. Un acte d’agression contre un État souverain qui est en première ligne dans la lutte contre le terrorisme a été commis sans mandat du Conseil de sécurité de l’ONU et en violation de la Charte des Nations Unies et des normes et principes du droit international.
 

Russia at the UNSC: 'US-led strikes on Syria are Hooliganism, Washington and Allies could Stop the Conflict in 24 hours'

Russia's Permanent Representative to the United Nations Vassily Nebenzia's full speech at the UN Security Council on April 14, 2018, after the USA, UK and France carried out unilateral strikes against Syria.

Text and subtitles: unz.com/sayedhasan



Transcript:

[…] Thank you, M. President.

Russia called for this urgent meeting of the Security Council to discuss the aggressive actions of the United States and their allies against Syria. This is the 5th meeting on this topic just this week. The President of the Russian Federation, [Vladimir] Putin, made a special statement today and I will quote him.

“On April 14, the United States, supported by its allies, launched an airstrike against military and civilian targets in the Syrian Arab Republic. An act of aggression against a sovereign state that is on the frontline in the fight against terrorism was committed without a mandate from the UN Security Council and in violation of the UN Charter and norms and principles of international law.

La Bolivie à l'ONU : « Les frappes contre la Syrie sont une attaque contre la communauté internationale »

Intervention du Représentant Permanent de la Bolivie auprès des Nations Unies, Sacha Llorenti, lors du Conseil de sécurité de l’ONU le 14 avril 2018, après que les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France ont mené des frappes unilatérales contre la Syrie.



Transcription :

Merci beaucoup, Monsieur le Président.

Ma délégation tient à remercier le Secrétaire Général pour sa présence et sa participation à cette réunion. La Bolivie tient également à remercier la Fédération de Russie d’avoir pris l’initiative de convoquer cette réunion urgente du Conseil de Sécurité.

Aujourd’hui est un jour sombre dans l’histoire de ce Conseil. Trois membres permanents du Conseil ont pris la décision de violer la Charte des Nations Unies et de prendre une mesure unilatérale contre la souveraineté et l’intégrité territoriale d’un autre Etat membre de notre organisation.

Bolivia at the UNSC: 'US-led Strikes against Syria are an Attack on the Whole International Community'

Bolivia's Permanent Representative to the United Nations Sacha Llorenti's full speech at the UN Security Council on April 14, 2018, after the USA, UK and France carried out unilateral strikes against Syria.

Text and subtitles: unz.com/sayedhasan 


Transcript:

Thank you very much, Mr. President.

My delegation would like to thank the Secretary General for his presence and participation in this meeting. Bolivia would like to thank the Russian Federation for having taken the initiative of convening this urgent meeting of the Security Council.

Today is a dark day in the history of this Council. Three Permanent Members of the Council have taken the decision to breach the Charter of the United Nations and take a unilateral action against the sovereignty and territorial integrity of another member State of our organization.

Déclaration de la Chine au Conseil de Sécurité après les frappes en Syrie : « Le recours à la force est inacceptable »

Intervention du Représentant Permanent de la Chine auprès des Nations Unies, Ma Zhaoxu, lors du Conseil de sécurité de l'ONU le 14 avril 2018, après que les Etats-Unis, le Royaume-Uni et la France ont mené des frappes unilatérales contre la Syrie.



Transcription :

Merci, Monsieur le Président.

Je tiens à remercier le Secrétaire Général pour son intervention.

Hier encore, nous étions réunis ici pour évoquer la situation en Syrie. Durant cette réunion, la Chine a fait connaître sa position sur la question syrienne et a exprimé sa grande préoccupation face à l'escalade soudaine des tensions en Syrie. Nous avons lancé un appel clair pour une solution politique à la situation en Syrie.

Je voudrais répéter ce qui suit.

China at the UNSC after US-led strikes against Syria: 'Use of Force in International Relations is Unacceptable'

China's Permanent Representative to the United Nations Ma Zhaoxu's full speech at the UN Security Council on April 14, 2018, after the USA, UK and France carried out unilateral strikes against Syria.

Text and subtitles: unz.com/sayedhasan



Transcript:

Thank you Mr. President. 

I would like to thank Mr. Secretary General for his briefing. 

Only yesterday, we were gathered here for a meeting on the situation in Syria, during which China made clear its position on the issue of Syria and expressed profound concern over the sudden escalation of the tensions in Syria. We made a clarion call for a political solution to the situation in Syria.

I would like to restate the following. 

samedi 14 avril 2018

Debriefing de l'état-major général russe sur les frappes occidentales en Syrie

Le chef de la principale direction opérationnelle de l'état-major général russe, le général Sergei Rudskoy, a réalisé ce briefing le 14 avril pour les médias.






[Chaîne censurée par Youtube : retrouvez toutes les vidéos de Sayed Hasan sur Vimeo

Transcription :

Bonjour.

Les États-Unis et leurs alliés ont mené une attaque de missiles par leurs transporteurs aériens et navals ciblant des installations militaires et civiles de la République Arabe Syrienne le 14 avril dans la période de 3h42 à 5h10 (heure de Moscou).

Les systèmes de défense aérienne russes présents sur la base aérienne de Khmeimim et de Tartous ont localisé et contrôlé en direct tous les lancements navals et aériens effectués par les États-Unis et le Royaume-Uni.

Les avions français annoncés n'ont pas été enregistrés par les systèmes de défense aérienne russes.

Il a été signalé que des avions B-1B, F-15 et F-16 de l'aviation américaine ainsi que des avions Tornado de la Royal Air Force britannique au-dessus de la mer Méditerranée, ainsi que le destroyer USS Laboon et le porte-avions USS Monterey, localisés dans la mer Rouge, ont été utilisés durant l'opération.

Debriefing of the Russian General Staff on Western Strikes against Syria

Chief of the Main Operational Directorate of the Russian General Staff Colonel General Sergei Rudskoy holds briefing for mass media on April 14, 2018.


Video: unz.com/sayedhasan  


Transcript:

Greetings.

On April 14, from 3.42 am till 5.10 am (Moscow time), the US and its allies conducted a missile strike by its air and naval carriers targeting military and civil facilities of the Syrian Arab Republic. The Russian air defence systems (AD) at the Khmeimim and Tartus air base timely located and controlled all naval and air launches made by the USA and the UK.

Announced French aircraft have not been registered by the Russian air defence systems.

It is reported that the B-1B, F-15 and F-16 aircraft of the USAF as well as the Tornado airplanes of the UK RAF over the Mediterranean Sea, and the USS Laboon and USS Monterey located in the Red Sea were used during the operation. The B-1B strategic bombers approached the facilities over the Syrian territory near al-Tanf illegally seized by the USA to strike their targets. A number Syrian military airfields, industrial and research facilities suffered the missile-bomb strike.

Etat-major russe en Syrie : Londres a activement participé à la provocation chimique de Douma

Briefing du Major-Général Igor Konashenkov, représentant officiel du Ministère de la défense russe, le 13 avril 2018






Transcription : 

Chers collègues, bonjour.

Le Centre russe pour la réconciliation, conjointement avec les autorités syriennes, a achevé une opération humanitaire de grande échelle dans la banlieue de Damas de la Ghouta orientale. Au total, 170 152 personnes ont été évacuées lors de l’opération, dont 63 117 militants avec leurs familles. Tous les centres résidentiels de la Ghouta orientale sont actuellement sous le contrôle du gouvernement syrien. La police militaire russe a été déployée dans la Ghouta orientale afin de surveiller la situation et de maintenir l’ordre.

Tandis
que l’environnement se stabilise
dans la banlieue de Damas, les habitants retournent chez eux. Au total, quelque 63 000 personnes sont maintenant rentrées chez elles, soit la moitié de ceux qui avaient quitté la région. Le gouvernement syrien travaille à la réhabilitation des infrastructures civiles détruites. Les systèmes d’alimentation en énergie et en eau ont été restaurés ; la reconstruction est en cours dans la région. Les habitants reçoivent une assistance médicale.

Ainsi, la Ghouta orientale actuelle est loin d’être un « trou noir » où personne ne pourrait se rendre, mais une banlieue de la capitale retournant à une vie paisible.

La situation est sous le contrôle des autorités légales qui prennent des mesures pour restaurer le commerce, ajuster les prix, assister les civils et réhabiliter les écoles. Toutes les conditions pour assurer la normalisation rapide de la situation dans la région
sont établies .

Déclaration de Vladimir Poutine suite aux frappes occidentales contre la Syrie





Le 14 avril, les États-Unis, appuyés par leurs alliés, ont lancé une frappe aérienne contre des cibles militaires et civiles de la République Arabe Syrienne. Un acte d'agression contre un État souverain qui est en première ligne dans la lutte contre le terrorisme a été commis sans mandat du Conseil de sécurité de l'ONU et en violation de la Charte des Nations Unies et des normes et principes du droit international.

Tout comme il y a un an, lorsque la base aérienne de Shayrat en Syrie a été attaquée, les Etats-Unis ont utilisé comme prétexte une mise en scène d’attaque chimique contre des civils, cette fois à Douma, une banlieue de Damas. Après avoir visité le site de l'attaque chimique présumée, les experts militaires russes n'ont pas trouvé la moindre trace de chlore ou de tout autre agent toxique. Aucun résident local n'a pu confirmer qu'une attaque chimique avait réellement eu lieu.

L'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques a envoyé ses experts en Syrie afin d'enquêter sur toutes les circonstances des faits allégués. Cependant, en signe de mépris cynique, un groupe de pays occidentaux a décidé de prendre des mesures militaires sans attendre les résultats de l'enquête.

La Russie condamne dans les termes les plus vigoureux l'attaque contre la Syrie, où des militaires russes assistent le gouvernement légitime dans ses efforts de lutte contre le terrorisme.

Par leurs actions, les Etats-Unis aggravent la situation humanitaire déjà catastrophique en Syrie et infligent des souffrances aux civils. En réalité, les États-Unis flattent bassement les terroristes qui tourmentent le peuple syrien depuis sept ans, ce qui a entraîné une vague de réfugiés fuyant ce pays et la région.

L'escalade actuelle autour de la Syrie est destructrice pour l'ensemble du système des relations internationales. L'histoire rétablira la vérité des faits, et Washington porte déjà la lourde responsabilité de l'outrage sanglant en Yougoslavie, en Irak et en Libye.

La Russie convoquera une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU pour discuter des actions agressives des Etats-Unis et de leurs alliés.

Comment survivre à une guerre nucléaire : instructions de la TV nationale russe

Reportage Rossiya 24, 10 avril 2018

 
[Chaîne censurée par Youtube : retrouvez toutes les vidéos de Sayed Hasan sur Vimeo]

Conférence de presse de Maria Zakharova le 12 avril 2018

Conférence de presse de Maria Zakharova, porte-parole du Ministère russe des Affaires étrangères, Moscou, 12 avril 2018  



 Sur la situation en Syrie

La situation en Syrie reste très tendue depuis une semaine. Parallèlement au succès des efforts de médiation visant à régler la situation dans la Ghouta orientale, qui ont permis de sauver des milliers de citoyens syriens, on constate une intensification considérable des extrémistes qui s'opposent à cette solution, et de leurs tuteurs, capables, comme la pratique le démontre, de lancer des initiatives très radicales afin de mettre en œuvre en Syrie leurs intérêts qui n'ont rien à voir avec les aspirations réelles du peuple syrien.

On a enregistré le 8 avril une reprise inattendue des bombardements du centre de Damas, qui ont tué 8 personnes et blessé 40 civils. Les militaires syriens ont été obligés de lancer l'assaut de la ville de Douma, dernière localité de la Ghouta orientale encore sous le contrôle des djihadistes. Les forces syriennes ont frappé sur les QG et les points d'appui des groupes armés illégaux et ont réussi à pousser les combattants hors des banlieues sud et est de la ville.

Un jour après, le 7 avril, certains militants, liés visiblement aux fameux Casques blancs, ont publié sur internet des messages indiquant que Douma aurait subi une attaque chimique des forces gouvernementales qui aurait tué, selon les premières données, des "milliers" de personnes. Un chiffre un peu plus raisonnable a été annoncé par la suite. Les matériaux diffusés par les sites d'opposition contenaient un grand nombre de divergences concernant le lieu et l'heure de l'attaque chimique présumée, sans parler du type de substance toxique utilisée.

Tout cela n'a pourtant pas gêné les milieux politiques et les médias engagés de l'Occident, qui se préparaient depuis longtemps à une telle provocation (ou la préparaient eux-mêmes?) et avaient fait depuis fin février-début mars beaucoup de déclarations "préventives" (nous les avons mentionnées lors des conférences de presse précédentes). Aucun représentant de ces milieux n'a demandé d'enquêter immédiatement sur cette situation, n'a mis en doute la vidéo absurde des Casques blancs présentant des enfants et des adultes qui s'arrosaient d'eau, ce qui constituerait selon ces derniers une "preuve" de l'utilisation des "armes chimiques". Des agences de presse prétendument respectées ont cru également à un autre fake encore plus grossier montrant une bombe d'une demi-tonne sur un lit soigneusement fait devant des fenêtres "cassées" ayant pourtant leurs vitres intactes. Les opposants au pouvoir légitime syrien ont unanimement demandé à la communauté internationale, et notamment aux États-Unis, de s'ingérer pour punir le "régime" de Damas. Un scénario classique.

On a constaté au sommet - de la part des présidents américain et français - la menace d'une réaction très ferme prévoyant le recours à la force contre la Syrie. Je voudrais souligner que la menace d'utiliser la force contre un pays membre de l'Onu est déjà une violation grossière de la Charte de l'organisation. Je voudrais également rappeler que l'ambassadrice américaine à l'Onu Nikki Haley y prend activement la parole, ce qui confirme la légitimité de l'Organisation. Sur le fond de tous ses propos, nous voudrions qu'on nous explique l'étendue de la légitimité de la menace de la force contre un État souverain. Nous n'évoquons même pas la lutte contre le terrorisme international et la protection de la souveraineté de la Syrie.

Les Occidentaux refusent obstinément d'écouter les arguments de la Russie qui a appelé à une analyse critique des fake news, tout comme nos informations indiquant que les militaires russes, notamment les médecins et les experts en protection chimique, s'étaient rendus sur les lieux de l'incident prétendu de Douma mais n'avaient trouvé aucune trace de l'utilisation de ces armes ni aucune victime de cette attaque chimique mythique.

Personne n'a toujours expliqué à la communauté internationale les raisons qui auraient pu pousser le Gouvernement syrien à utiliser les armes chimiques si les combattants restants de Douma étaient déjà bloqués et qu'on négociait les conditions de leur évacuation.

En même temps, les principaux médias internationaux et les responsables des capitales mondiales gardent silence sur la découverte d'une quantité considérable de substances chimiques dans les dépôts des terroristes dans la partie libérée de la Ghouta orientale, ce qui est un fait réel. Ils ne dévoilent pas non plus le fait qu'on a enregistré depuis le début de l'année quatre cas d'utilisation par les combattants d'armes chimiques contre les positions des troupes gouvernementales près des localités de Sroudj et d'Al-Mchaïrfa. Ces attaques ont fait plus de 100 blessés parmi les militaires syriens, qui ont été hospitalisés.

La Russie se prononce pour l'organisation immédiate d'une enquête objective de l'OIAC sur les accusations antisyriennes, qui restent toujours infondées. Nous défendons résolument cette position au Conseil de sécurité de l'Onu. Les militaires russes sont prêts à garantir les conditions de travail des experts sur les lieux en coordination avec le Gouvernement syrien. 

La situation en Syrie a encore été davantage déstabilisée par la frappe aérienne d'Israël contre la base aérienne syrienne T-4, située à 70 kilomètres à l'ouest de Palmyre, dans la nuit du 9 avril. La frappe contre T-4, ou sont stationnés les avions de combat qui participent aux opérations contre Daech à l'est de la Syrie, a coïncidé avec la recrudescence de l'activité des terroristes toujours présents dans la région.

Washington tient de nouveaux propos militaristes et brandit la menace d'une escalade redoutable. Ses accusations ne concernent pas que Damas mais ciblent également la Fédération de Russie, qui "protège le régime de Damas et est donc responsable de ses crimes". Qui plus est, on entend notamment cela de la bouche du Président américain Donald Trump dont l'une des premières initiatives présidentielles était de lutter contre les fake news, c'est-à-dire contre les informations qui ne veulent pas informer mais désinformer. Compte tenu de la valeur réelle de ces fakes, on ne comprend pas comment on peut adopter des décisions cruciales concernant l'utilisation de la force contre un État souverain et menacer de recours à la force sur l'arène internationale sans voir le paysage réel des événements.

Nous appelons tous les membres responsables de la communauté internationale à réfléchir sérieusement aux conséquences éventuelles de ces accusations, de ces menaces et surtout des actions planifiées. Personne n'a mandaté les leaders occidentaux pour qu'ils soient les gendarmes du monde, pas plus que leurs enquêteurs, procureurs ou bourreaux.

Notre position est parfaitement claire et concrète. Nous ne voulons pas une escalade mais ne soutiendrons pas ces accusations mensongères. Nous espérons que nos partenaires feront preuve d'assez de bon sens pour revenir dans la sphère du droit et résoudre conjointement les problèmes existants comme le prévoit la Charte de l'Onu.
 
Sur les déclarations de Tony Blair concernant les activités du Royaume-Uni en Syrie

Russian Military Intelligence in Syria: London participated in the chemical provocation of Douma

Briefing by official representative of Russian Defence Ministry Major General Igor Konashenkov on April 13, 2018

Source : http://eng.mil.ru/en/news_page/country/more.htm?id=12171238@egNews

Transcript:

The Russian Centre for Reconciliation jointly with the Syrian authorities is completing the large-scale humanitarian operation in the suburbs of Damascus – the Eastern Ghouta. In total, 170,152 people have been evacuated during the operation, including 63,117 militants with their families.

All the settlements in the Eastern Ghouta are currently under the control of the Syrian government.

The Russian military police has been deployed in the Eastern Ghouta in order to monitor situation and maintain law enforcement.
As environment in the suburbs of Damscus stabilizing, people are making their way back home. In total, some 63,000 people have return to their homes now. It makes a half of those who had left the area.

The Syrian government working on rehabilitation of destroyed civilian infrastructure. Power and water supply systems have been recovered; reconstruction is underway in the area. People are provided with medical assistance.

Thus, the present-day Eastern Ghouta is far from a “black hole” where no one could get to, but a capital suburb returning to peaceful life.

Situation is under control of the lawful authorities that is taking measures to recover trade, adjust prices, render services for civilians, and rehabilitate schools.

All conditions are being established to ensure swiftly normalize environment in the area.

Meanwhile, residents of the Eastern Ghouta that had suffered violation from terrorists for many years badly need humanitarian assistance.

Russia was the first to render this assistance.

The Russian Centre for Reconciliation has delivered 520 tons of food supplies, more than 50 liters of bottled water, 9,000 sets of bed linen, and provided with engineering equipment to remove rubbles.

Today, a convoy carrying construction equipment, trucks, steel tubes for water supply system, and required equipment for overhauling power systems have been sent to the city of Douma.

Another five such convoys are to depart to Douma next week.

It is to be stressed that all the construction equipment and materials delivered by the convoys to the Eastern Ghouta shall be handed over to the UN representatives in Syria for further distribution among civilians. It is Russia’s contribution to the UN humanitarian assistance for people in Syria.

One should pay attention that it is the real help that Russia is providing to real civilians in Syria, rather than hollow promises made by some western countries.

Russia urges world community to join Russia and provide Syrians with necessary humanitarian aid.

It is common knowledge that not everybody feels comfortable with such progress on the way to restoring peaceful life in Syria.

The Syrian legal government has been receiving from the USA and western countries baseless and flimsy accusations of alleged chemical attack against civilians in the Eastern Ghouta.

After about a week, the USA and some European countries provided no evidence on alleged using of poisonous agents by the Syrian troops on April 7 in the city of Douma.

The Russian Ministry of Defence has overwhelming evidence that in Douma on April 7 there was a planned provocation in order to deceive the world community. Its original purpose was to provoke missile strikes by the USA against Syria.

It is to be reminded that a video clip recorded at the Douma hospital where injured people were allegedly brought to is the key ‘evidence’ of all these accusations made by western countries.

However, we managed to find those who directly had taken part in this footage, and to ask them questions.

Today, Russian shows an interview with these people.

Citizens of Douma told how a staged clip had been recorded, in which episodes they had participated and what roles they had had.

Besides, they showed shots with them in the clip.

Both persons involved in the clip have medical degree and work in emergency department of the Douma Hospital.

According to them, those who had been brought to the hospital had no injuries caused by chemical agents.

When civilians were receiving first aid, some unidentified people rushed in the hospital.

Some of them had video cameras. These people started shouting, spreading panic, and dousing other people with water. They shouted that all people in the hospital were victims of chemical weapons use.

Patients and their relatives started dousing each other with water.

After the action was filmed, the unknown persons escaped immediately.

As it can be seen, these Syrians demonstrate themselves at the footage.

It is to be noted that these people do not hide their names. These are not some impersonal messages on social networks or statements of anonymous activists.

It is to be stressed once again that these are people who became direct participants in filming these footage.

These facts are the evidence in the civilized world, and are not unfounded and irresponsible accusations spread with the aim of hanging labels and denigrating the leadership of other countries.

Earlier, Russia had made numerous warns on all levels about provocations of chemical weapons use organized by insurgents in the Eastern Ghouta.

Today, there are other evidences at the disposal of the Russian military department, which testify to the direct participation of Great Britain in organizing this provocation in the Eastern Ghouta.

The Russian party knows for certain that from April 3 to 6, representatives of the so-called White Helmets were influenced by London for the speedy implementation of the provocation prepared in advance.

The White Helmets received information that Jaysh al-Islam militants were to conduct a series of powerful artillery shelling of Damascus on April 3 to 6.

This will promote a response from the government troops, which the White Helmets’ representatives will have to use to carry out provocations with alleged chemical weapons.

Today, a group of experts from the Organization for the Prohibition of Chemical Weapons is arriving in Syria.

The Russian Reconciliation Centre is ready to provide security and necessary work conditions in the Eastern Ghouta to them.

The Russian party hopes that the OPCW group will be guided not by some third party’s requirements and anonymous pseudo-evidences from social networks, but will conduct an objective and independent investigation to ascertain the truth.

The Russian Defence Ministry is confident that the responsible position of the OPCW will reduce the degree of tensions in the region and thereby preserve the fragile peace that was established in Syria.

Taking into account that peaceful life is returning to the Eastern Ghouta, the attention is to be drawn to the ongoing humanitarian disaster in Raqqa, which had been liberated five months ago by the United States and the countries of the so-called International Coalition.

On April 10, the World Health Organization (WHO) prepared a report.

The document indicates that civilians returning to the city of Raqqa are daily endangered by the huge amount of scattered ammunition and improvised explosive devices.

According to the WHO experts, from October 1, 2017 to February 28 2018, more than 660 Syrians received wounds and injuries of varying severity. More than 130 people were killed.

Every day, up to six explosions of civilians occur. In this case, most often the victims are children and adolescents.

According to the WHO, there are only two hospitals in Raqqa. They are overcrowded and fail to provide assistance to all injured.

The experts emphasize that residents of Raqqa are deprived of humanitarian aid because of the lack of representative offices of international profile organizations in the region and the inability of local authorities to remedy the situation.

Extremely severe and epidemiological situation is in Raqqa. Until now, thousands of corpses are decomposing under the ruins of the city.

The city is 70 percent wiped off the face of the earth as a result of the bombing by the US AF.

These are assessments made by representatives of international organizations.

In this regard, it is to be reminded that the work of schools, hospitals, and social institutions has been restored in all territories liberated from terrorists by the government troops. There are markets, businesses and housing are being restored.